La bête du Gévaudan : retour sur une histoire effrayante

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Vous avez probablement entendu parler de la bête du Gévaudan. Elle est à l’origine d’une série d’attaques contre les humains dans la région de Gévaudan actuellement appelée Lozère. L’histoire s’est déroulée entre 1764 et 1767. La bête du Gévaudan faisait frayeur dans cette partie de la France.

Une série de mort mystérieuse fait naitre la légende

Depuis le 30 juin 1764, les habitants du Gévaudan furent terrorisés par une série de morts mystérieuses survenue dans la région. Des centaines de femmes et enfants sont retrouvés décapités. La première victime était une femme du village de Langogne qui gardait son troupeau de bœufs. C’était en 1764. Le peuple du Gévaudan pensait à une attaque de malfaiteurs. Pourtant d’autres cas de meurtres se poursuivirent. Alors on a commencé à penser à l’œuvre d’une bête féroce.

Après plusieurs séries de morts, Louis XV proposa une énorme récompense à celui qui arrive à capturer la bête. Mais elle continuait à faire des ravages. D’après les récits, un jeune de 12 ans réussit le premier à la chasser en janvier 1765 lorsque celle-ci s’est attaquée à une fillette. Les paysans avec l’aide de plusieurs milliers d’hommes ont mis en place un piège pour retenir la bête. Mais elle réussit à s’enfuir malgré ses blessures. En juin 1765, le porte-arquebuse de Louis XV Antoine de Bauterne tue de deux balles un grand méchant loup. Il était convaincu qu’il a battu la bête de Gévaudan. D’ailleurs, les morts mystérieuses ont cessé jusqu’en 1766.

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La fin de la terreur sur la bête du Gévaudan

Dès 1766, la bête a repris le service. Le Gévaudan comptait des cadavres par dizaine. La région chercha alors de l’aide pour la protéger du féroce animal. Mais l’Etat se fixait sur l’idée qu’Antoine l’avait éliminé il y a un an.

Alors le marquis d’Apcher organisa une grande battue composée des paysans les plus courageux. Parmi eux se trouvait un paysan robuste et pieux du nom de Jean Chastel. Il a fait face à la bête le 19 juin 1767. Chastel a réussit à l’atteindre par son arme et les chiens qui l’accompagnaient ont fini le boulot.  Même si Jean Chastel a été considéré comme un charlatan à l’époque, la bête n’a plus fait de mort après cet évènement.

La nature de la bête du Gévaudan

L’histoire sur la bête du Gévaudan repose sur des récits et des témoignages. On peut donc accorder de la crédibilité à cette légende. D’après les témoignages récoltés, la bête appartiendrait à la famille des canidés du genre loup, hyène ou renard. Le Musé d’Histoire Naturelle de Paris peut confirmer cette hypothèse. Mais en travaillant chaque cas, la bête du Gévaudan n’a rien d’un loup, d’un renard, d’une hyène ou d’un chien.

Certains conclurent même que la bête peut être autre qu’animal, une théorie fondée sur le fait que la bête sectionne régulièrement le cou d’un humain.

Quoi qu’il en soit, les nombreuses morts mystérieuses ont vraiment existés au 18ème siècle en France. Reste à savoir la cause et l’auteur des crimes.